// Comparaison

@War vs Ghost in the Wires : lequel lire ?

Deux livres de cybersécurité sur History, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.

Débutant
4/52014
@War

The Rise of the Military-Internet Complex

Shane Harris

Shane Harris sur l'imbrication entre doctrine militaire américaine, communauté du renseignement et contractants privés, depuis que le cyberespace est devenu le cinquième domaine de guerre.

Débutant
4/52011
Ghost in the Wires

My Adventures as the World's Most Wanted Hacker

Kevin Mitnick, William L. Simon

Récit à la première personne de Kevin Mitnick sur ses intrusions par ingénierie sociale et exploitation des systèmes téléphoniques dans les années 1990, préfacé par Steve Wozniak. Auto-promotionnel mais source primaire sur une époque clé.

À lire si

Quiconque s'intéresse à l'économie contractants-et-policy qui entoure le cyber offensif américain. Harris rapporte les institutions (NSA, CYBERCOM, l'écosystème contractants) et comment leurs tensions façonnent la stratégie. Solide compagnon de Dark Territory.
Quiconque s'intéresse à l'histoire culturelle du hacking, à la montée de l'ingénierie sociale comme art, ou à ce à quoi ressemblait l'infrastructure télécom des années 90 vue de l'intérieur. La mémoire la plus célèbre du genre, écrite par son accusé le plus célèbre.

À éviter si

Praticiens voulant des détails techniques sur les opérations. Harris rapporte la politique institutionnelle, pas l'implémentation ; le livre est pour les lecteurs qui se soucient de comment les décisions se prennent, pas de comment les shells s'ouvrent.
Lecteurs qui veulent un récit équilibré. Mitnick est le narrateur peu fiable de sa propre histoire ; le personnage fait partie de la marque. À coupler avec The Fugitive Game de Jonathan Littman ou Takedown de Tsutomu Shimomura pour des perspectives adverses.

Points clés

  • Le complexe militaro-internet est réel, profitable et largement opaque à la supervision ; Harris nomme les contractants et trace les flux financiers.
  • L'établissement de CYBERCOM relevait moins de la doctrine que de la consolidation de territoire au Pentagone ; le livre documente les batailles bureaucratiques franchement.
  • Défense et offense sont organisationnellement imbriquées au sein du gouvernement américain ; les conflits d'intérêts décrits par le livre n'ont fait que s'aiguiser depuis publication.
  • L'ingénierie sociale bien faite est indistinguable de la compétence ; le livre est, presque incidemment, un manuel sur le rapport, le pretexting et le tempo opérationnel.
  • Les systèmes télécoms des années 90 fonctionnaient par authentification-par-obscurité à grande échelle ; la leçon plus profonde est combien ce pattern s'applique encore à l'infrastructure moderne.
  • La ligne entre exploration par curiosité et délit fédéral est tracée par les procureurs, pas par les techniciens ; le livre est l'étude de cas canonique.

Comment ils se comparent

@War et Ghost in the Wires sont tous deux notés 4/5 dans notre catalogue. Choisissez selon vos préférences thématiques et de style, plutôt que sur la note.

Les deux livres ciblent un public de niveau débutant : le choix se fait sur la thématique, pas la difficulté.

@War et Ghost in the Wires couvrent tous les deux History, Narrative : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.

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