// Comparaison
@War vs Sandworm : lequel lire ?
Deux livres de cybersécurité sur Geopolitics, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.
Shane Harris sur l'imbrication entre doctrine militaire américaine, communauté du renseignement et contractants privés, depuis que le cyberespace est devenu le cinquième domaine de guerre.
Une nouvelle ère de cyberguerre et la traque des hackers les plus dangereux du Kremlin
Andy Greenberg
Journalisme long format sur les opérations de hacking du GRU, le meilleur livre non technique sur ce à quoi ressemble vraiment le cyber au niveau étatique.
À lire si
À éviter si
Points clés
- Le complexe militaro-internet est réel, profitable et largement opaque à la supervision ; Harris nomme les contractants et trace les flux financiers.
- L'établissement de CYBERCOM relevait moins de la doctrine que de la consolidation de territoire au Pentagone ; le livre documente les batailles bureaucratiques franchement.
- Défense et offense sont organisationnellement imbriquées au sein du gouvernement américain ; les conflits d'intérêts décrits par le livre n'ont fait que s'aiguiser depuis publication.
- NotPetya n'était pas un accident de ransomware ; c'était une arme de guerre qui a dérapé.
- L'attribution est lente, contestée et politique, mais elle est aussi possible et de plus en plus précise.
- La frontière entre cybercrime et action étatique est plus mince que ne le suggère la littérature de threat intelligence.
Comment ils se comparent
Nous notons Sandworm plus haut (5/5 contre 4/5 pour @War). Pour la plupart des lecteurs, Sandworm est le choix principal et @War un complément utile.
Les deux livres ciblent un public de niveau débutant : le choix se fait sur la thématique, pas la difficulté.
@War et Sandworm couvrent tous les deux Geopolitics, Narrative : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.