// Comparaison

@War vs This Is How They Tell Me the World Ends : lequel lire ?

Deux livres de cybersécurité sur Geopolitics, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.

Débutant
4/52014
@War

The Rise of the Military-Internet Complex

Shane Harris

Shane Harris sur l'imbrication entre doctrine militaire américaine, communauté du renseignement et contractants privés, depuis que le cyberespace est devenu le cinquième domaine de guerre.

Débutant
4/52021
This Is How They Tell Me the World Ends

The Cyberweapons Arms Race

Nicole Perlroth

L'enquête de Nicole Perlroth sur le marché mondial des zero-days : qui achète, comment, et comment ce marché gris-puis-noir détermine quelles failles sont corrigées et lesquelles sont gardées.

À lire si

Quiconque s'intéresse à l'économie contractants-et-policy qui entoure le cyber offensif américain. Harris rapporte les institutions (NSA, CYBERCOM, l'écosystème contractants) et comment leurs tensions façonnent la stratégie. Solide compagnon de Dark Territory.
Quiconque doit débattre de divulgation responsable, d'équité de vulnérabilités ou de l'éthique du cyber offensif, avec des enjeux que le débat de politique publique laisse trop souvent abstraits. Prérequis solide pour les conversations de leadership sécurité avec les équipes legal et politique publique.

À éviter si

Praticiens voulant des détails techniques sur les opérations. Harris rapporte la politique institutionnelle, pas l'implémentation ; le livre est pour les lecteurs qui se soucient de comment les décisions se prennent, pas de comment les shells s'ouvrent.
Praticiens qui travaillent déjà en vulnerability research ; le livre couvre un terrain qu'ils habitent et qu'ils peuvent trouver parfois forcé. Le ton est journalistique et inconfortable, par construction, plus que mesuré.

Points clés

  • Le complexe militaro-internet est réel, profitable et largement opaque à la supervision ; Harris nomme les contractants et trace les flux financiers.
  • L'établissement de CYBERCOM relevait moins de la doctrine que de la consolidation de territoire au Pentagone ; le livre documente les batailles bureaucratiques franchement.
  • Défense et offense sont organisationnellement imbriquées au sein du gouvernement américain ; les conflits d'intérêts décrits par le livre n'ont fait que s'aiguiser depuis publication.
  • Le marché des zero-days est une industrie mature et multi-milliardaire avec brokers, séquestres, clauses d'exclusivité et support après-vente ; il a cessé d'être underground il y a une décennie.
  • La question de l'équité des vulnérabilités (divulguer vs. retenir) est une décision politique qui traverse tous les conseils nationaux de sécurité ; le livre rend ses arbitrages lisibles aux non-spécialistes.
  • L'attribution publique des attaques « sophistiquées » présente la même poignée d'empreintes vendeurs/brokers en supply chain ; le marché est plus petit qu'il n'y paraît.

Comment ils se comparent

@War et This Is How They Tell Me the World Ends sont tous deux notés 4/5 dans notre catalogue. Choisissez selon vos préférences thématiques et de style, plutôt que sur la note.

Les deux livres ciblent un public de niveau débutant : le choix se fait sur la thématique, pas la difficulté.

@War et This Is How They Tell Me the World Ends couvrent tous les deux Geopolitics, Narrative : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.

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