// Comparaison

Black Hat Go vs Silence on the Wire : lequel lire ?

Deux livres de cybersécurité sur Networking, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.

Intermédiaire
4/52020
Black Hat Go

Go Programming For Hackers and Pentesters

Tom Steele, Chris Patten, Dan Kottmann

Tom Steele, Chris Patten et Dan Kottmann montrent comment utiliser les primitives réseau, le modèle de concurrence et la cross-compilation de Go pour écrire des outils offensifs qui tournent presque partout.

Avancé
5/52005
Silence on the Wire

A Field Guide to Passive Reconnaissance and Indirect Attacks

Michal Zalewski

Le classique de Michal Zalewski sur la surface d'attaque indirecte : canaux temporels, fingerprinting de stack protocolaire et les données side-leaked souvent négligées par chaque couche d'un stack.

À lire si

Praticiens offensifs qui connaissent déjà Python (ou Bash) et veulent une alternative langage compilé pour des outils qui doivent tourner comme un binaire unique sur des endpoints verrouillés. La cross-compilation et le runtime minuscule de Go en font le bon choix pour beaucoup d'outils style implant.
Défenseurs curieux, reverse engineers et auditeurs de protocoles qui veulent penser aux données side que chaque couche fuit. Zalewski est le penseur networking le plus original du champ, et le livre a vingt ans et est pourtant encore en avance sur les modèles de la plupart des gens.

À éviter si

Débutants sans bagage programmation. Le livre suppose une familiarité Go au niveau syntaxe ; pour le langage lui-même, lisez The Go Programming Language (Donovan/Kernighan) d'abord.
Lecteurs voulant des recettes ou playbooks. Le livre est constitué d'essais conceptuels sur side channels, métadonnées réseau et inférence indirecte ; chaque chapitre est une expérience de pensée avec des implications pratiques, pas un guide pas-à-pas.

Points clés

  • Les binaires Go cross-compilent vers Windows, Linux, macOS et ARM sans douleur de toolchain ; pour les outils offensifs qui doivent atterrir sur une cible, Go fait gagner des heures.
  • La concurrence en Go est assez simple pour que scanners, brute forcers et watchdog tools deviennent triviaux à écrire ; les chapitres networking du livre s'appuient là-dessus.
  • Le tooling offensif moderne (alternatives à Cobalt Strike, agents Mythic, Sliver) est de plus en plus Go-natif ; lire ce livre c'est lire le langage que ces projets partagent.
  • Chaque couche protocolaire fuit de l'information qui n'était pas dans le payload (fingerprinting TCP/IP, hints cache DNS, timing navigateur, écho terminal) ; la prémisse du livre est que les adversaires peuvent tout lire.
  • La reconnaissance passive est dramatiquement sous-estimée à la fois comme menace et comme outil de recherche ; Zalewski défend mieux le dossier que quiconque avant ou depuis.
  • Les chapitres sur la fuite de phantom-data (idle scanning, oracles temporels, side channels aveugles) sont la racine conceptuelle de classes d'attaques qui continuent d'être redécouvertes tous les quelques années.

Comment ils se comparent

Nous notons Silence on the Wire plus haut (5/5 contre 4/5 pour Black Hat Go). Pour la plupart des lecteurs, Silence on the Wire est le choix principal et Black Hat Go un complément utile.

Black Hat Go vise le niveau intermédiaire. Silence on the Wire vise le niveau avancé. Lisez le plus accessible d'abord si la thématique ne vous est pas familière.

Black Hat Go et Silence on the Wire couvrent tous les deux Networking : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.

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