// Comparaison

Cyberjutsu vs Kingpin : lequel lire ?

Deux livres de cybersécurité sur Narrative, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.

Débutant
3/52021
Cyberjutsu

Cybersecurity for the Modern Ninja

Ben McCarty

Ben McCarty cartographie des rouleaux ninja médiévaux déclassifiés sur le tradecraft adversarial moderne. Plus piloté par l'analogie que technique, utile pour le cadrage de programme sécurité.

Débutant
5/52011
Kingpin

How One Hacker Took Over the Billion-Dollar Cybercrime Underground

Kevin Poulsen

La reconstruction par Kevin Poulsen de la carrière de Max Butler — du consultant white-hat à la direction de CardersMarket, le forum carding qui a consolidé le souterrain du début des années 2000 — et l'enquête du FBI qui finalement le mit à terre.

À lire si

Managers de programmes sécurité et CISO cherchant un cadrage non technique pour les conversations exécutives. Les analogies de McCarty entre tradecraft ninja Japon féodal et comportement adversarial moderne sont inhabituelles mais pratiques pour ancrer les discussions stratégiques.
Quiconque s'intéresse au cybercrime comme économie plutôt que comme série d'incidents. Poulsen, lui-même ancien hacker devenu journaliste, a à la fois l'accès et la fluidité technique pour rendre la mécanique de l'économie carding lisible.

À éviter si

Praticiens voulant de la profondeur technique ou du guidance hands-on. Le livre est piloté par la métaphore et conceptuel ; ingénieurs et analystes trouveront la profondeur mince.
Lecteurs voulant des détails actuels sur l'économie ransomware ; le livre est de 2011 et précède la structure moderne affilié / RaaS. La mécanique se généralise, les acteurs non.

Points clés

  • Les analogies ninja-vs-adversaire-moderne tiennent étonnamment bien, particulièrement autour de tromperie, patience et opérations d'information.
  • Le cadrage est le plus utile pour expliquer la pensée adversariale aux dirigeants non techniques ; les chapitres sur tromperie et contre-renseignement sont les plus forts.
  • À traiter comme échafaudage stratégie-et-vocabulaire, pas comme formation technique ; sa valeur est dans le cadrage des décisions, pas leur prise.
  • Les marchés cybercriminels sont des marchés — ils ont liquidité, réputation, résolution de litiges et topologie de confiance, et ils échouent de manière marchande.
  • La plupart des démantèlements souterrains se gagnent par HUMINT et OSINT à l'intérieur des forums, pas par exploitation ; la chute de Butler fut sociale.
  • Le rythme du livre rend l'économie carding lisible sans aplatir la complexité morale de ses habitants.

Comment ils se comparent

Nous notons Kingpin plus haut (5/5 contre 3/5 pour Cyberjutsu). Pour la plupart des lecteurs, Kingpin est le choix principal et Cyberjutsu un complément utile.

Les deux livres ciblent un public de niveau débutant : le choix se fait sur la thématique, pas la difficulté.

Cyberjutsu et Kingpin couvrent tous les deux Narrative : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.

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