// Comparaison

La cyberdéfense vs Sandworm : lequel lire ?

Deux livres de cybersécurité sur Geopolitics, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.

Intermédiaire
4/52024
La cyberdéfense

Stéphane Taillat, Amaël Cattaruzza, Didier Danet

Manuel universitaire français sur la cyberdéfense — politique, militaire, juridique. Les auteurs (chercheurs et anciens des écoles militaires) couvrent l'organisation française et l'écosystème international.

Débutant
5/52019
Sandworm

Une nouvelle ère de cyberguerre et la traque des hackers les plus dangereux du Kremlin

Andy Greenberg

Journalisme long format sur les opérations de hacking du GRU, le meilleur livre non technique sur ce à quoi ressemble vraiment le cyber au niveau étatique.

À lire si

Étudiants en relations internationales, sécurité ou défense, RSSI dans les secteurs régulés, et toute personne qui veut le cadre stratégique français de la cyberdéfense (COMCYBER, ANSSI, doctrine).
Quiconque veut comprendre le contexte stratégique dans lequel se situe son métier quotidien, défenseurs, professionnels des politiques, étudiants choisissant une voie.

À éviter si

Lecteurs en quête de technique. Le livre est de sciences politiques et de stratégie ; les chapitres techniques sont volontairement de haut niveau.
Lecteurs voulant des détails techniques profonds. La granularité forensique existe, mais le livre vit aux niveaux opérationnel et politique.

Points clés

  • Le manuel français de référence sur la doctrine cyberdéfense — équivalent francophone de The Perfect Weapon (Sanger), à plus haut niveau d'abstraction.
  • Les auteurs viennent du monde militaire et académique ; le sourcing institutionnel français est plus précis que dans les sources anglaises sur le même sujet.
  • La 2e édition met à jour la doctrine post-Ukraine et l'évolution du COMCYBER — la première édition a vieilli vite.
  • NotPetya n'était pas un accident de ransomware ; c'était une arme de guerre qui a dérapé.
  • L'attribution est lente, contestée et politique, mais elle est aussi possible et de plus en plus précise.
  • La frontière entre cybercrime et action étatique est plus mince que ne le suggère la littérature de threat intelligence.

Comment ils se comparent

Nous notons Sandworm plus haut (5/5 contre 4/5 pour La cyberdéfense). Pour la plupart des lecteurs, Sandworm est le choix principal et La cyberdéfense un complément utile.

La cyberdéfense vise le niveau intermédiaire. Sandworm vise le niveau débutant. Lisez le plus accessible d'abord si la thématique ne vous est pas familière.

La cyberdéfense et Sandworm couvrent tous les deux Geopolitics : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.

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