// Comparaison

The Perfect Weapon vs This Is How They Tell Me the World Ends : lequel lire ?

Deux livres de cybersécurité sur Geopolitics, comparés honnêtement : à qui s'adresse chacun, ce que chacun fait de mieux, et lequel lire en premier.

Débutant
4/52018
The Perfect Weapon

Guerre, sabotage et peur à l'ère cyber

David E. Sanger

Le récit du correspondant sécurité nationale du NYT sur la façon dont les cyberarmes sont devenues l'outil que les États emploient en deçà de la guerre, de Stuxnet à l'ingérence russe dans les élections. Solide sur la politique et la prise de décision, léger sur la technique.

Débutant
4/52021
This Is How They Tell Me the World Ends

The Cyberweapons Arms Race

Nicole Perlroth

L'enquête de Nicole Perlroth sur le marché mondial des zero-days : qui achète, comment, et comment ce marché gris-puis-noir détermine quelles failles sont corrigées et lesquelles sont gardées.

À lire si

Lecteurs qui veulent la vision étatique du cyber, comment il se débat dans les salles de crise et se met en balance avec la diplomatie. Se lit bien avec Sandworm et This Is How They Tell Me the World Ends.
Quiconque doit débattre de divulgation responsable, d'équité de vulnérabilités ou de l'éthique du cyber offensif, avec des enjeux que le débat de politique publique laisse trop souvent abstraits. Prérequis solide pour les conversations de leadership sécurité avec les équipes legal et politique publique.

À éviter si

Passez votre chemin si vous cherchez de la profondeur technique ou des révélations inédites ; c'est une synthèse stratégique, et centrée sur les États-Unis, que les praticiens connaîtront déjà dans les grandes lignes.
Praticiens qui travaillent déjà en vulnerability research ; le livre couvre un terrain qu'ils habitent et qu'ils peuvent trouver parfois forcé. Le ton est journalistique et inconfortable, par construction, plus que mesuré.

Points clés

  • Les cyberarmes sont attractives précisément parce qu'elles se situent sous le seuil du conflit armé, ce qui rend la dissuasion et les normes réellement difficiles.
  • Les mêmes capacités offensives que les États-Unis ont construites puis perdues (les fuites de la NSA) sont revenues comme matière première d'attaques mondiales.
  • Les décisions sur les opérations cyber sont politiques et improvisées, pas le produit d'une doctrine établie.
  • Le marché des zero-days est une industrie mature et multi-milliardaire avec brokers, séquestres, clauses d'exclusivité et support après-vente ; il a cessé d'être underground il y a une décennie.
  • La question de l'équité des vulnérabilités (divulguer vs. retenir) est une décision politique qui traverse tous les conseils nationaux de sécurité ; le livre rend ses arbitrages lisibles aux non-spécialistes.
  • L'attribution publique des attaques « sophistiquées » présente la même poignée d'empreintes vendeurs/brokers en supply chain ; le marché est plus petit qu'il n'y paraît.

Comment ils se comparent

The Perfect Weapon et This Is How They Tell Me the World Ends sont tous deux notés 4/5 dans notre catalogue. Choisissez selon vos préférences thématiques et de style, plutôt que sur la note.

Les deux livres ciblent un public de niveau débutant : le choix se fait sur la thématique, pas la difficulté.

The Perfect Weapon et This Is How They Tell Me the World Ends couvrent tous les deux Geopolitics, Narrative : les lire dans l'ordre renforce les mêmes notions sous des angles différents.

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