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Hackers

3 / 5

Portrait stylisé d'une scène hacker new-yorkaise prise dans un complot d'extorsion d'entreprise (1995). Pièce d'esthétique et de zeitgeist plus que de référence technique, mais artefact fondateur de la façon dont le grand public imaginait les hackers.

Réalisation
Iain Softley
Sortie
1995
Scénario
Rafael Moreu
Durée
107 min
Langue
English

Disponible sur

Prime VideoApple TV

À regarder si

Quiconque s'intéresse à l'archéologie culturelle du domaine. Capsule temporelle des codes esthétiques de la subculture mid-90s : rollers, cuir, néon, et une bande-son qui a mieux vieilli que les images.

À éviter si

Ceux qui espèrent une représentation sérieuse du hacking. Le « hacking » à l'écran est de la 3D animée et les répliques techniques (« je vais hacker le Gibson ») sont du collage de jargon. À traiter comme film de costumes.

Points clés

  • Hackers est le code source de deux décennies d'iconographie pop-culture du hacker ; on en voit l'ADN dans tout, de la typographie de Mr. Robot à mille images stock à texte vert.
  • L'optimisme du film sur la subculture, le hacking comme rébellion adolescente aux contours idéalistes, le date davantage que la technique elle-même.
  • Le culte qu'a la communauté sécurité elle-même autour de ce film est en soi un objet d'étude : une génération l'a vu, en a ri, et est entrée dans le métier quand même.

Notes

Échec en salles, classique culte en VHS, désormais incontournable des conférences sécurité. Ne pas confondre culte et valeur technique. À coupler avec le doc Hackers Wanted ou avec We Are Legion pour la vraie histoire de la subculture. L'article Wired « Hackers '95 » de l'époque vaut aussi la lecture pour le contexte historique.