Lo and Behold, Reveries of the Connected World
Documentaire idiosyncratique de Werner Herzog sur ce qu'est devenu internet : chapitres sur les origines, la culture en ligne, le côté sombre, l'IA, le futur de l'espèce — chacun raconté comme Herzog raconte tout, avec curiosité agitée et zéro prétention.
- Réalisation
- Werner Herzog
- Sortie
- 2016
- Scénario
- Werner Herzog
- Durée
- 98 min
- Langue
- English
Disponible sur
À regarder si
Quiconque veut une réflexion non-praticien sur ce que nous avons construit. L'œil extérieur de Herzog sur la culture internet — le chapitre sur le premier nœud ARPANET de Carnegie Mellon, le chapitre sur les gens souffrant de sensibilité aux radiations EM, le chapitre sur la météo spatiale — est le cadeau du film.
À éviter si
Spectateurs voulant une thèse serrée. Les chapitres sont vaguement connectés et le film tient par le ton, pas par l'argument. Les praticiens trouveront certains chapitres minces ; c'est le compromis pour l'amplitude du film.
Points clés
- Les questions extérieures de Herzog (« Internet rêve-t-il de lui-même ? ») produisent des réponses plus intéressantes que les questions intérieures n'en produisent généralement.
- Le chapitre sur le blackout du Nord-Est de 2003 et la spéculation sur ce qu'une attaque coordonnée pourrait signifier est le plus proche que le film vient de contenu cybersécurité reconnaissable.
- L'image durable du film est la salle de chercheurs en voitures autonomes à Carnegie Mellon décrivant les modes de défaillance ; si Herzog n'avait filmé que cette scène, elle justifierait le projet.
Notes
À coupler avec Tubes (Andrew Blum) pour la littérature infrastructure physique et avec Click Here to Kill Everybody (Schneier) pour l'argument risque cyber-physique que le film évoque. Mieux regardé en chapitres, pas en une seule séance ; le rythme de Herzog récompense la réflexion. Un cadeau utile aux proches non-techniques qui n'arrêtent pas de demander en quoi consiste votre travail.